Troubles de l’alimentation

Troubles de l’alimentation

La nourriture est un besoin primaire lié au plaisir. Mais c’est aussi quelque chose qui peut devenir un moyen d’atteindre des objectifs autres que la nutrition et le plaisir. Personne ne doute, par exemple, de la capacité de la nourriture à calmer l’anxiété, ni du fait que les enfants l’utilisent parfois comme une forme d’opposition lorsqu’ils veulent exprimer leur malaise à leurs parents. La relation qui est entretenue avec la nourriture en dit long sur nous et, comme toute relation qui se prolonge dans le temps, elle change, évolue et cause parfois des problèmes.

Les soi-disant troubles alimentaires apparaissent lorsque la relation avec ce que l’on mange n’est pas bonne et, par conséquent, perturbe gravement la vie d’une personne. Ou une famille entière.

Qui n’a pas eu peur un instant d’entendre un adolescent dire qu’il n’aime pas son corps, d’être anorexique ou boulimique ?

Il n’est pas nécessaire d’attendre l’adolescence pour trouver des problèmes d’alimentation chez des enfants capables de bouleverser tout leur environnement.

Stress émotionnel et alimentation

Un enfant qui ne veut pas manger ou qui prend deux heures pour finir un plat crée une situation qui rend n’importe qui désespéré et mal à l’aise. Le refus de manger est assez courant. Plus ils sont jeunes, plus cette situation effraie les parents.

Le stress émotionnel qu’un jeune enfant perçoit de la part des personnes qui s’occupent de lui lorsqu’il mange lui rend la tâche très difficile, ce qui fait que ce problème persiste dans le temps. C’est une situation qui se répercute mal.

Il faut être calme pour que l’enfant mange mais, s’il ne mange pas, le stress de l’adulte augmente, l’enfant le perçoit et refuse de manger. Faire face à cette tâche en la partageant avec un plus grand nombre de personnes et en permettant à l’une d’entre elles au moins de rester calme, est généralement la solution.

S’il n’est pas possible de trouver la tranquillité d’esprit nécessaire lorsqu’il s’agit de nourrir l’enfant et que la situation perdure dans le temps, il est préférable de demander l’aide d’un professionnel qui connaît le comportement de l’enfant et aide les parents à gérer leurs propres émotions face à cette situation.

Que dire de l’enfant qui passe des heures devant l’assiette sans rien goûter ? C’est une mauvaise chose pour notre époque. 20 ou 25 minutes devraient suffire amplement pour qu’un enfant puisse manger ce dont il a besoin. Les mères, les pères, désespérés de voir cela se prolonger au-delà de l’heure, finissent par créer des situations distrayantes pour l’enfant afin qu’il mange à sa faim, digne du Cirque du Soleil. Lorsque tout a été tenté et que la situation continue d’affecter la routine quotidienne, il est temps de demander de l’aide.

Plus étrange, mais aussi plus fréquent, est l’absorption de substances non alimentaires au-delà de la période normale pendant laquelle ils mettent tout ce qu’ils trouvent dans leur bouche, qui est de 10 mois. La pica, comme on l’appelle, touche généralement les enfants âgés de 1 à 6 ans qui peuvent manger de la craie, du plâtre ou d’autres objets non comestibles. La plupart du temps, elle est liée à certaines carences alimentaires comme le calcium. Un test sanguin pour détecter ces éventuels troubles en serait l’une des principales raisons. Cependant, il y en a d’autres qui, en dehors des aspects physiques, devraient être traités par un psychologue professionnel.

Dans toutes ces situations, il est important de savoir que tout problème médical doit être écarté avant de penser que l’origine peut être psychologique, liée à un manque de bonnes habitudes ou à des contingences familiales.